Les invités de l’édition 2016

Festival Humanité

fredlavoieFrédérick Lavoie

Frédérick Lavoie est journaliste international indépendant. Originaire de Chicoutimi, il a été basé successivement à Moscou, Bombay et Chicago. Il est l’auteur des récits Allers simples: aventures journalistiques en Post-Soviétie (La Peuplade, 2012) et Ukraine à fragmentation (La Peuplade 2015). Il travaille actuellement sur un troisième livre qui portera sur Cuba.

 

 

Karel Mayrand

Karel Mayrand est directeur pour le Québec et l’Atlantique de la Fondation David Suzuki et président de Réalité climatique Canada, organisme fondé par Al Gore. Blogueur régulier au Huffington Post, il siège également au conseil d’administration du Centre québécois du droit de l’environnement et de la Fondation Les Cowboys Fringants. Avant de se joindre à la Fondation en 2008, Karel a conseillé plusieurs agences internationales, de même que Pierre Marc Johnson, ancien Premier Ministre du Québec, pendant plus d’une décennie sur les enjeux de mondialisation et d’environnement. Il a été co-fondateur du Centre international Unisféra en 2002 où il a créé en 2005 le programme de compensation des gaz à effet de serre Planétair. Karel est auteur du livre Une voix pour la Terre publié aux éditions du Boréal en 2012. Il est co-auteur du Manifeste pour un Élan Global (2015) et de Governing Global Desertification (2006) aux éditions Ashgate Aldershot (Londres). Il est boursier Action Canada 2005 et a été finaliste du concours Arista en 2008 à titre d’entrepreneur socialement responsable de l’année au Québec.

 

Ianik Marcil

Ianik Marcil est un économiste spécialisé en innovations technologiques, transformations sociales, justice économique et économie des arts et de la culture. Il s’intéresse notamment à la violence économique et technologique et aux liens entre arts, technologie et économie. Conférencier et chercheur indépendant, il intervient régulièrement sur de nombreuses tribunes médiatiques au Canada et en Europe en plus d’être chroniqueur au magazine L’Itinéraire, au Journal de Montréal / de Québec, à BLVD 102,1 à Québec et à Ricochet.

Il a travaillé et s’intéresse plus particulièrement aux secteurs des politiques d’innovation, des hautes technologies (TI, médias sociaux, biotechnologies, nanotechnologies, technologies de la santé), de l’économie des arts et de la culture, du manufacturier de pointe (« advanced manufacturing ») et de l’industrie financière. À ce titre, il fut appelé à être un collaborateur majeur dans la définition des principales grappes industrielles innovantes de Montréal, Québec, Toronto et au niveau provincial au Québec et en Ontario (TIC, biotech/pharma/biomédical, technologies de la santé, aérospatiale, nanotechs, filière métallique et biomatériaux).

 

Natasha Kanapé-Fontaine

Innu de Pessamit, Natasha Kanapé Fontaine est poète, slameuse, peintre, comédienne et militante pour les droits autochtones. Elle a publié N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures (Prix de poésie de la Société des Écrivains francophones d’Amérique 2013),Manifeste Assi (2014) et Bleuets et abricots (2016) chez Mémoire d’encrier. Son dernier, Kuei je te salue (Écosociété, 2016), un échange épistolaire avec l’auteur et romancier Deni Ellis Béchard, souhaite déconstruire les racines coloniales du racisme entre Autochtones et Allochtones.

 
Née en 1991 à Baie-Comeau, Natasha Kanapé Fontaine est une Innue de Pessamit. Elle vit à Montréal. Poète-slameuse, peintre, comédienne et militante pour les droits autochtones, elle figure sur la liste des dix jeunes auteurs à surveiller selon Marie-Louise Arsenault, l’animatrice de Plus on est de fous, plus on lit!
 
Natasha Kanapé Fontaine a aussi été lectrice pour le Prix de poésie Radio-Canada en 2014. Son premier recueil, N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures (Mémoire d’encrier, 2012), a été bien accueilli et lui a valu le Prix de poésie de la Société des Écrivains francophones d’Amérique 2013. Finaliste au Prix Émile-Nelligan 2015, son second recueil Manifeste Assi (Mémoire d’encrier) est paru en 2014.
 
Poète et artiste militante vivant à Montréal, Natasha Kanapé Fontaine s’inscrit dans la résurgence de la jeunesse autochtone actuelle. Porte-parole de la branche québécoise du mouvement pancanadien Idle No More (Fini l’inertie), elle travaille à développer la «Poétique de la Relation au Territoire». Natasha Kanapé Fontaine est poète invitée notamment en Belgique, en Haïti, en France, en Allemagne, en Écosse.
 

Sa démarche artistique et littéraire tend à rassembler les peuples divergents par le dialogue, l’échange, le partage des valeurs, en passant par le «tannage des peaux», manière métaphorique de gratter les imperfections des pensées et des consciences. Avec la poésie, elle berce l’Environnement et entame un processus de guérison avec lui. Natasha Kanapé Fontaine lutte contre le racisme, la discrimination ainsi que les mentalités coloniales par la prise de parole, et ce pour le bien des générations futures.

 

Guy Sioui Durand

Wendat (Huron) originaire de Wendake, Guy Sioui Durand est membre du clan du Loup dans la Maison Longue Akiawenrahk. Sociologue (PH.D.). Théoricien, commissaire indépendant, critique d’art, conférencier de renom, il crée des harangues performées exprimant l’oralité amérindienne. Il enseigne l’art autochtone à l’institution Kiuna.

 

 

Jean Bédard

Essayiste et romancier, le philosophe Jean Bédard a publié plus d’une quinzaine d’ouvrages qui ont reçu un accueil unanime de la part de la critique littéraire et des spécialistes de la question. Il termine actuellement une trilogie de chants de la terre inspirés par la culture ancestrale des premiers peuples : Le Chant de la terre innue (VLB, 2014), le Chant de la terre blanche (VLB, 2015) et la sortie prochaine du Dernier chant des premiers peuples (VLB, à paraître en septembre 2016). Il est aussi l’auteur d’un blogue sur L’écologie, un art de vivre.

Jean Bédard s’est aussi intéressé aux femmes et aux hommes qui ont marqué l’histoire par leur engagement social, spirituel et politique. Son roman Marguerite Porète, l’inspiration de Maître Eckhart (VLB, 2012) lui a valu le Prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec. Parmi ses sources d’inspiration, on retrouve aussi Maître Eckhart (bestseller), Nicolas De Cues et Comenius, réunis en livre de poche sous le titre Professeurs d’espérance (Typo, 2012).

Ses essais Le pouvoir ou la vie – Repenser les enjeux de notre temps (Fidès, 2006) et L’Écologie de la conscience (Liber, 2013) nous invitent à une réflexion profonde sur notre avenir.

Jean Bédard est un intervenant social reconnu au Québec et un philosophe féru de sciences. Il a participé aux recherches d’Ilya Prigogine, Prix Nobel de chimie, sur le temps créateur#. Préoccupé par les grands problèmes sociaux, la pauvreté galopante et les risques écologiques, il propose une vision du monde révolutionnaire, portée par les plus récentes découvertes scientifiques et le besoin urgent de se réconcilier avec la nature. Il est le cofondateur de la ferme d’accueil écologique Sageterre au Bic, où le contact avec la terre, le partage d’idées et la discussion aident les visiteurs et résidents dans leur quête de sens. Il anime aussi, depuis 1985, un séminaire annuel de philosophie sur la spiritualité.

 

Martin Bureau

Martin Bureau est né dans la région de Portneuf et a grandit au Lac St-Jean. Il vit et travaille à Québec. Il s’intéresse aux dynamiques des systèmes de pouvoirs confrontés à leurs limites. Ces questionnements se déploient à travers une pratique interdisciplinaire, entre la peinture, l’installation vidéo et le cinéma documentaire.
 
Son travail a notamment été exposé à la Manif d’art 7 de Québec, à la Biennale de vidéo et des nouveaux médias de Santiago au Chili, à la Galerie 3 de Québec, à la Galerie Nicolas Metivier de Toronto et à de nombreuses reprises à la Galerie Lacerte de Québec et Montréal. Ses tableaux sont présents dans de nombreuses collections publiques et privées, dont le Musée National des Beaux arts du Québec, les villes de Montréal et de Québec, l’Assemblée nationale du Québec, Les Caisses populaires Desjardins ou encore Loto-Québec.
 
En 2009, il coréalisait le documentaire Une tente sur Mars, qui fut nominé aux Prix Jutra et aux Rendez-vous du cinéma québécois pour le documentaire de l’année. En 2013, il coréalisait son deuxième long métrage documentaire, Playa Coloniale, qui reçu une mention spéciale du jury au festival Vues sur mer à Gaspé.
 
En 2014, il complétait un premier court métrage sur la question des Murs de séparation étatiques, Ils n’ont demandé à personne, présenté en première mondiale au Raindance Films Festival de Londres. Également, il réalisa en 2015 un court métrage sur l’univers déjanté des derby de démolition, L’Enfer marche au gaz!, produit par l’ONF et Spira. Présenté en première mondiale au festival Regard sur le court à Saguenay, il est par la suite sélectionné dans une vingtaine d’événements et festivals aux quatre coins de l’Occident, dont les Hot Docs à Toronto, Talent tout court à Cannes, les FCVQ à Québec, Raindance à Londres ou au Chicago International Film Festival. Lors du Gala Prends ça court en 2016, il reçu trois prix, dont ceux du meilleur montage er de la meilleure conception sonore.

Mediterranean-Sundance-MB

Mediterranean Sundance
Graphite et acrylique sur bois
122 x 183cm
2016

Radio Humanité

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fredlavoie

marcandrebedard

joseegagnon

 

 

 

 

 

 

De gauche à droite : Jean Bédard, Pierre Gilbert, Nicole Huybens, Frédérick Lavoie, Marc-André Bédard, Josée Gagnon